Lot de départ de couches lavables

Avec toutes les marques et sortes de couches, beaucoup ne savent pas par où commencer. Quoi acheter? Où acheter?

Notre proposition : commencer avec une couche de différentes marques et acheter par la suite ce qu’on aime le plus. Les autres ne seront pas perdues puisque la morphologie et les besoins du bébé évoluent.

Exemple de kit de départ

  • Blueberry Simplex  (tout-en-un, boutons-pression)
  • Bumgenius Freetime (tout-en-un, boutons-pression)
  • Easy Peasies  (à poche, boutons-pression)
  • Funky Fluff Lux Mèche (à poche, boutons-pression)
  • Mini Kiwi (à poche, velcro)
  • Omaïki TEÖ (tout-en-un, velcro ou boutons-pression)
  • Rumparooz (à poche, boutons-pression)

Kit de départ nouveau-né

Si vous voulez commencer dès la naissance, vous pourriez vouloir acheter des formats plus petits.

  • Blueberry simplex nouveau-né
  • Bumgenius Littles
  • EasyPeasies nouveau-né
  • Lil Joey

Ce n’est qu’un exemple pour vous donner un aperçu de différents systèmes selon ce que nous avons acheté et aimé. Il existe bien d’autres couches!

Boutiques

Les boutiques spécialisées en couches lavables offrent un service ultra courtois et ultra rapide (pour l’achat en ligne). La plupart offrent également des rabais à l’achat de plusieurs couches, des points de fidélité ou des rabais ponctuels. Nous n’avons pas entendu parler de « mauvaise » boutique!

S’il faut donner des exemples, voici notre boutique de proximité, à Montréal : Câlins et popotin. Et notre boutique en ligne : Poupons et Cie, qui offre la livraison gratuite à partir de 50$, pratique quand on a besoin de 2-3 couches de plus et qu’on ne peut pas se déplacer.

 

N’hésitez pas à soumettre vos couches ou boutiques favorites en commentaires!

Santé publique et web social

Santé publique et web social

Dans ce long billet, nous tenterons de déterminer les changements que le web social pourrait apporter à la pratique de santé publique. Tout d’abord, nous dégagerons les tendances actuelles en matière d’utilisation des médias sociaux en santé publique. Ensuite, nous essaierons de déterminer les éléments qui peuvent influencer la pratique de santé publique en lien avec le web social, que ce soient des motivations ou des freins. Enfin, nous envisagerons les perspectives de changement dans un délais d’un an, de cinq ans et de vingt ans.

Dans le domaine large qu’est la santé publique, nous pouvons faire une première distinction entre la population et les chercheurs.  Ce sont deux catégories d’acteurs bien distinctes, avec des pratiques et des objectifs bien différents. Nous faisons un bref survol de leurs tendances respectives, avant de nous pencher sur leur avenir.

Population face à la santé publique

« La santé est l’un des secteurs qui progressent le plus rapidement sur Internet » (Thoër, 2010). La population va s’informer sur le web à propos d’un problème de santé auquel elle fait face, notamment sur des sites Internet ou de forums de discussion comme Doctissimo ou Passeport Santé. La population a également tendance à s’informer sur des sujets « populaires » ou largement connus comme l’alimentation ou l’activité physique.

Par contre, elle ne cherchera pas à s’informer sur les actions de santé publique, puisqu’on risque fort de lui présente une campagne dont elle ne connait probablement pas encore l’existence et qui ne l’intéresse pas de prime abord. On veut la sensibiliser sur des problématiques qui n’en sont peut-être pas pour elle ou dont elle n’a pas conscience (ex. : vaccination, ITSS). Pour l’atteindre, il ne faut pas attendre qu’elle nous cherche, il faut aller à sa rencontre, il faut que l’information arrive à elle de manière spontanée. Et cela peut être encore plus difficile si on pense que les internautes ont tendance à rejoindre des communautés virtuelles ou lire des sources qui correspondent à leur opinion uniquement.

De plus, moins de la moitié de la population a un niveau suffisant de littératie en santé, qui est la « capacité de trouver de l’information sur la santé, de la comprendre et d’en prendre acte » (ASPC). C’est loin d’être tout un chacun qui est en mesure de comprendre les informations qui circulent sur la santé sous forme de texte par exemple. Le web social va permettre la diffusion simultanée d’un message sous différents formats, comme la vidéo ou l’illustration.

Enfin, la population est également confrontée à des informations fausses, contradictoires, non scientifiques, biaisées, contraires au message que la santé publique veut diffuser. Malheureusement, les outils du web social permettent non seulement à tout un chacun de s’exprimer, qu’ils soient experts ou non, mais ils permettent aussi à des individus partageant la même idéologie de se retrouver et de mettre en commun leurs énergies. Le groupe ainsi formé aura un impact beaucoup plus grand que ces individus pris séparément. On pense notamment aux groupes opposés à la vaccination.

Les experts de santé publique comprennent donc qu’ils doivent s’adapter à leur public cible et aux nouveaux outils qu’il utilise, et qu’ils doivent donc se retrouver sur les mêmes plateformes que lui. Les campagnes virales sont un bon moyen de l’atteindre puisque l’information circule désormais très rapidement grâce aux outils du web social.

Chercheurs en santé publique

Outre la possibilité d’avoir accès à la population pour communiquer avec elle et l’interroger sur des problématiques, les outils du web social sont également utiles dans le travail de recherche et le développement des connaissances en santé publique. Grâce à Internet, les chercheurs ont accès rapidement à une plus grande quantité de connaissances à travers le monde, que ce soient en termes d’écrits ou d’experts (Nielsen, 2008).

Dans le cadre de leur travail, les chercheurs vont donc utiliser notamment les outils collaboratifs pour s’informer, déterminer l’état de santé de la population, comprendre des problématiques et déterminer des axes d’intervention de plus en plus efficacement.

Les flux RSS et l’utilisation d’un agrégateur personnel sont devenus des moyens privilégiés pour effectuer une veille documentaire sur un sujet donné. L’agrégateur est idéal pour se tenir informé des plus récents rapports ou données, puisqu’il va fournir rapidement les nouveaux contenus des fils RSS abonnés. Le chercheur est en mesure de suivre rapidement une multitude d’organismes de santé publique à travers le monde par exemple.

L’utilisation des signets sociaux permet également de connecter des chercheurs entre eux, d’avoir accès à leur collection de signets, à l’aide d’étiquettes attribuées aux pages web dénichées sur un thème donné. Ce système n’est toutefois pas parfait, dû à sa folksonomie sous-jacente (ex. : synonymes, langage différent selon les communautés, étiquettes trop ou peu précises).

Les chercheurs peuvent utiliser les réseaux sociaux professionnels pour le transfert de connaissance ou le partage des connaissances (partout dans le monde), pour profiter des expériences des autres puisque le but de tout acteur de santé publique est l’amélioration de la santé de la population. Les communautés de pratique ont également fait leur apparition sur ces réseaux dans le but de mettre en commun les expertises. L’intelligence collective résulte des interactions entre les individus d’un groupe, elle élève la capacité intellectuelle au-delà de la somme des intelligences individuelles.

L’utilisation de différents outils du web social sous-tend le filtrage de communauté ou filtrage de réseau, un filtre par rapport à la quantité astronomique de documents présents sur Internet. « La communauté ambiante sert donc de filtre pour augmenter le ratio signal-bruit. En choisissant à qui l’on porte attention, on choisit ses filtres. » (INF6107)

« En somme, les avantages à l’utilisation des médias sociaux par les professionnels de la santé comprennent une interactivité accrue, la capacité de partager et de personnaliser l’information, un plus grand nombre de sources d’information sur la santé, un espace où les enjeux de santé peuvent être discutés et partagés avec divers publics ainsi qu’une modalité pour offrir au public un soutien social, émotionnel ou des pairs. » (Newbold, 2014)

Motivations et embuches

Alors que leurs avantages sont indéniables, « les sites de réseautage social demeurent peu utilisés dans le domaine de la santé publique » (Newbold, 2014). Des projets existent néanmoins pour inciter à les exploiter davantage, comme le Défi Médias sociaux en santé publique. Nous tenterons de voir ce qui motive et freine l’adoption des outils du web social.

Tout d’abord, les réseaux sociaux sont des moyens peu couteux et très populaires pour la diffusion de messages et l’interaction avec la population. Il est possible de rejoindre un grand nombre de personnes avec un budget presque nul, exception faite des ressources humaines. Cet avantage est également présent dans le projet de santé numérique (En meilleure santé ensemble), où l’on s’appuie sur Internet pour faire parvenir des résultats d’examens médicaux à un patient par exemple, libérant par ce fait même l’emploi du temps d’un médecin ou évitant la répétition d’examens identiques.

De plus, les médias sociaux permettent l’intégration d’une multitude de formes d’expression, donc de diffuser un message simultanément sous différents formats (texte, image et vidéo par exemple), ce qui permet d’améliorer la littératie en santé de la population.

Une des motivations à une présence sur les médias sociaux est également de prendre la place, afin de limiter l’exposition des messages faussés, provenant de sources non crédibles, qui foisonnent sur Internet aux côtés des véritables messages de santé publique.

Du côté de la recherche, la volonté de profiter des expériences des autres pays est indéniable, puisque cela permet de réduire considérablement le temps de recherche, d’éviter de perdre du temps avec des actions qui se sont démontrées moins efficaces, par exemple.

C’est pourquoi les acteurs de santé publique essaient de plus en plus de les utiliser pour promouvoir leurs actions, fournir des informations, diffuser des messages de prévention ou lancer des campagnes de sensibilisation.

Toutefois, ils sont confrontés à quelques éléments qui peuvent freiner leurs élans, particulièrement en matière de sensibilisation de la population.

Tout d’abord, l’état des finances publiques et les coupures budgétaires ont un impact sur la quantité de ressources humaines disponibles. Il y a de moins en moins de ressources pour effectuer autant de tâches, donc moins de temps attribuable à l’appropriation des nouveaux outils. Dans ce contexte, il reste également moins de temps pour l’expérimentation. Enfin, il est encore difficile de mesurer exactement l’efficacité des outils, le retour sur investissement. Cela peut donc être difficile de justifier parfois le temps qu’on veut y investir.

Aussi, les outils du web social sont des outils relativement nouveaux, sur lesquels ces acteurs n’ont pas été formés et les budgets sont généralement indisponibles pour la formation ou l’embauche de ressources spécialisées. Ces outils méritent qu’on leur offre davantage de formation, pour le gain d’efficacité qu’ils peuvent apporter. Enfin, il reste également à apprendre à développer ses capacités d’évaluation de l’information, dans ce contexte de nouvelles formes du savoir et de l’information que suscitent le web social et la multiplication des sources d’information.

Perspectives

Au même titre que les relations entre experts existaient déjà avant le web social et que le web social les a seulement facilitées, nous pensons que les acteurs continueront d’utiliser les nouveaux outils qui leur permettront d’améliorer l’état de santé de la population. La santé publique ne sera probablement jamais à l’avant-garde en termes d’utilisation de nouvelles technologies, toutefois le web social et son évolution future sont de bonnes opportunités pour faciliter la recherche ainsi que la prévention en santé publique. Nous croyons donc qu’il y aura une continuité, sans provoquer de transformation majeure dans la pratique.

Concrètement, que peut-on envisager dans les prochaines années?

1 an

Dans la prochaine année, nous pensons que l’évolution vers les médias sociaux pour la recherche ou la diffusion va être progressive, sans suivre une évolution spectaculaire. Il y aura davantage de messages en format multimédia et de recours aux outils de collaboration notamment.

5 ans

Une période de 5 ans n’est pas grand-chose par rapport à une carrière de chercheur. Nous n’entrevoyons toujours pas de changement majeur, puisque les professionnels formés plus récemment ne seront pas encore majoritaires sur le marché du travail. Toutefois, nous pouvons entrevoir que les médias sociaux seront pratique courante en matière de communication en santé publique, que ce soit pour les chercheurs entre eux ou envers la population.

La santé numérique prendra son envol, avec la diffusion rapide par Internet des résultats des examens médicaux par exemple, mais surtout la possibilité d’interagir avec le patient, d’offrir des conseils personnalisés à distance.

En règle générale sur Internet, l’attention sera portée davantage sur la crédibilité et la fiabilité des informations. Ainsi, l’évaluation des informations prendra davantage de place de part et d’autres, tout comme « la société de l’information induirait une augmentation de l’importance que l’on doit apporter à la « réputation » des informations » (INF 6107), compte tenu de la grande quantité d’informations disponibles sur la santé.

La population devra se fier non seulement sur des sources crédibles, mais aussi des relais au sein de son réseau, qui serviront de filtre par rapport au lot d’informations disponibles. De leur côté, les professionnels auront comme objectif de se démarquer et de faire ressortir du lot leurs contenus et de miser sur ces relais, ces influenceurs, afin de faire ressortir leurs messages.

20 ans

Quel avenir pour le web social dans 20 ans? Qu’en sera-t-il du web 3.0, l’Internet des objets et web sémantique? Peut-être en serons-nous au 4.0 ou au 5.0?

Les nouveaux chercheurs seront majoritaires sur le marché du travail. Ils auront étudié avec cette nouvelle forme de savoir qu’est l’évaluation de l’information plutôt que l’acquisition de connaissances. Leurs habiletés vont changer et ils auront intégré les outils numériques dans leur pratique courante.

À moins que ces chercheurs ne soient remplacés par des ordinateurs intelligents, qui se chargeront eux-mêmes de la propagation d’information de prévention selon les profils des gens…  On peut penser, selon le modèle connexionniste, que le professionnel de la santé ne sera plus nécessaire dans le projet de santé numérique. L’ordinateur pourra apprendre des différentes situations et répondre au patient selon une multitude de facteurs qu’il aura intégrés. L’ordinateur diffusera de manière automatique des messages de prévention sur les différents médias à différents publics.

Enfin, pour départager les « bonnes informations », le filtrage collaboratif prendra de l’importance. Il ne sera plus question de quelques relais ou influenceurs, mais d’une grande quantité d’internautes prêts à juger, hiérarchiser les informations, afin de faire émerger la pointe la plus riche de pertinence.

Conclusion

Une chose nous semble certaine, les domaines liés au gouvernement, telle que la santé publique, ne seront pas les précurseurs en matière d’utilisation de nouvelles technologies. Simplement qu’ils n’ont pas les moyens financiers de se lancer dans de nouvelles pratiques, dont les résultats ne seront pas démontrés et donc au risque de perdre de l’argent. Ils n’ont pas besoin de tenter d’obtenir une avance sur un concurrent donc de risquer des actions qui ne rapporteront pas. Ce domaine suivra la mode des communications et des recherches, mais ne sera surement pas le précurseur. Par contre, ils auront tout intérêt à suivre la tendance, pour continuer d’interpeler la population là où elle se trouve, là où elle a ses habitudes de consommation médiatique.

Pour le moment, nous pensons que les outils du web social commencent à être bien intégrés dans les pratiques de recherche en santé publique et qu’ils le sont de plus en plus en matière de diffusion de messages-clés envers la population.

Dans l’avenir, les outils devraient se déplacer selon l’évolution, vers l’utilisation de l’intelligence de la machine ou de l’intelligence collective, comme remède au manque de ressources attribuées à la santé publique.

Références